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« QUE CESSE L’OCCUPATION ! » PAJU No 920, 28 septembre 2018: Aziz Abou Sarah se présente comme maire de Jérusalem

Date de publication : 2018-09-28

Palestinien, Aziz Abou Sarah n’a légalement pas le droit de se présenter aux élections municipales.

C’est un combat qu’il entend mener jusqu’à la Haute Cour de justice israélienne.

Aziz Abou Sarah est engagé dans une cause perdue d’avance, mais cela ne la rend pas moins intéressante.

Ce Palestinien âgé de 38 ans brigue le siège de Nir Barkat, maire sortant de Jérusalem, qui se retire après deux mandats pour embrasser une carrière nationale.

Aziz Abou Sarah se présente comme maire de Jérusalem

Palestinien, Aziz Abou Sarah n’a légalement pas le droit de se présenter aux élections municipales. C’est un combat qu’il entend mener jusqu’à la Haute Cour de justice israélienne. Aziz Abou Sarah est engagé dans une cause perdue d’avance, mais cela ne la rend pas moins intéressante. Ce Palestinien âgé de 38 ans brigue le siège de Nir Barkat, maire sortant de Jérusalem, qui se retire après deux mandats pour embrasser une carrière nationale.

Les élections sont prévues le 30 octobre prochain et elles n’échapperont pas à un Israélien. Aziz Abou Sarah lutte pour faire admettre sa candidature, en saisissant la Haute Cour de justice. N’ayant pas la nationalité israélienne, il ne peut prétendre à la fonction de maire. Jérusalem compte 528 000 juifs et 323 000 Arabes (dont 95 % sont musulmans). Ces derniers, dans leur majorité, bénéficient d’une carte bleue de résident, qui peut être révoquée. Elle leur donne le droit de circuler librement en Israël, de voter aux élections locales, de bénéficier du système de santé publique. Mais pas de devenir le premier édile de la cité.

Malgré cela, Aziz Abou Sarah a formé la liste Al Quds Lana, soit « Jérusalem est à nous ». Une façon pour lui et ses proches de revendiquer leur place dans la gestion de la ville et de dénoncer les discriminations systémiques dont sont victimes les habitants palestiniens. Dans les quartiers arabes, les déchets s’empilent. Ceux-ci ont beau payer pour la plupart les impôts locaux, ils bénéficient d’infrastructures et de services dérisoires par rapport à Jérusalem-Ouest. « Ça finira peut-être comme une candidature symbolique mais je ne la traite pas ainsi. Mon but est que les Palestiniens restent à Jérusalem et puissent avoir une vie normale, dit-il. Les gens sont frustrés par la réalité, par l’incapacité à sortir de la pauvreté ou trouver un logement adéquat, à inscrire leurs enfants à l’école alors que des milliers de classes manquent ».

76 % des Palestiniens de Jérusalem-Est vivent sous le seuil de pauvreté. Aziz Abou Sarah fait défiler, sur son téléphone portable, les photos que des habitants diffusent sur les réseaux sociaux : cette semaine, aucun ramassage de poubelles...

Adapté de: https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/09/17/l-impossible-candidat-a-la-mairie-de-jerusalem_5355974_3218.html

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