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L’APARTHEID d’ISRAËL : UN ÉTAT POUR LES JUIFS SEULEMENT

Date de publication : 2018-07-24

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

L’APARTHEID d’ISRAËL : UN ÉTAT POUR LES JUIFS SEULEMENT

Montréal, le 23 juillet 2018

''« Nous avons fait passer cette loi pour empêcher la moindre velléité ou tentative de transformer l’État d’Israël en une nation de tous ses citoyens. »''

Av Dichter, député israélien du Likoud

Le projet sioniste d’Israël a atteint son aboutissement logique avec la loi adoptée à la Knesset le 19 juillet 2018 qui établit formellement un État juif exclusif en Israël. Dès sa création, le mouvement sioniste prévoyait un État juif construit sur toutes les terres de la Palestine historique, nettoyé de sa population arabe palestinienne indigène. Alors que les Palestiniens d’Israël (environ 20 % de la population israélienne) restent encore en Israël, face à la menace d’un éventuel « transfert », ils sont maintenant pratiquement sans statut. Ce que les observateurs disent d’Israël depuis des années est maintenant officiel : Israël est un état d’apartheid.

L’APARTHEID d’ISRAËL : UN ÉTAT POUR LES JUIFS SEULEMENT

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Montréal, le 23 juillet 2018

''« Nous avons fait passer cette loi pour empêcher la moindre velléité ou tentative de transformer l’État d’Israël en une nation de tous ses citoyens. »''

Av Dichter, député israélien du Likoud

Le projet sioniste d’Israël a atteint son aboutissement logique avec la loi adoptée à la Knesset le 19 juillet 2018 qui établit formellement un État juif exclusif en Israël. Dès sa création, le mouvement sioniste prévoyait un État juif construit sur toutes les terres de la Palestine historique, nettoyé de sa population arabe palestinienne indigène. Alors que les Palestiniens d’Israël (environ 20 % de la population israélienne) restent encore en Israël, face à la menace d’un éventuel « transfert », ils sont maintenant pratiquement sans statut. Ce que les observateurs disent d’Israël depuis des années est maintenant officiel : Israël est un état d’apartheid.

Cela reflète l’avertissement de l’ancien Secrétaire d’État américain, John Kerry, à Israël, selon lequel Israël devait choisir entre être une démocratie ou un État juif. Israël a choisi ce dernier.

La loi établit que les localités juives constituent une priorité d’intérêt national et proclame en outre que Jérusalem est la capitale d’Israël. La loi désigne Israël comme l’État national du peuple juif et stipule que l’autodétermination d’Israël est réservée exclusivement aux Juifs. La loi fait également de l’hébreu la seule langue officielle d’Israël, alors que l’arabe a toujours joui d’un statut égal à celui de l’hébreu en Israël avant cette loi. La loi pourrait très bien signifier qu’Israël commencera à créer des localités réservées exclusivement aux Juifs. Cela est déjà le fait dans les zones gérées par le Fonds national juif israélien qui ne vend pas de terres à des non-juifs.



PAJU dénonce cette loi raciste d’Israël et rejette la prétention du régime d’apartheid de Netanyahu d’être le foyer national de la communauté juive mondiale. Des sondages récents aux États-Unis ont clairement montré que les Juifs âgés de 18 à 34 ans rejettent à la fois la politique d’Israël envers les Palestiniens et sa prétention de parler en leur nom. Ils en sont venus à faire une distinction entre judaïsme et sionisme. Le même écart se dessine peu à peu parmi les jeunes Juifs du Canada et d’ailleurs.



PAJU dénonce également le soutien parfois ouvert et parfois complice de nombreux membres de la classe politique et des principaux médias du Canada au système d’apartheid israélien.


« Cette loi marque la fin du programme hasbara (propagande) d’Israël selon lequel la responsabilité des crimes d’Israël est accablée par la victimisation de la population palestinienne », a déclaré Bruce Katz, coprésident de PAJU. « Il n’y a plus d’endroit où se cacher pour le régime raciste d’Israël, plus de place où se cacher pour les Justin Trudeau, les Stephen Harper et les Andrew Scheer du Canada, plus de place où se cacher pour les médias non plus. On est soit opposé à l’apartheid ou on le soutient explicitement ou implicitement. » 

Chadi Marouf, coprésident du PAJU, a déclaré : « Peu importe ce que tentera le régime d’apartheid d’Israël, quelles que soient les lois ségrégationnistes qu’il adopte, les Palestiniens sont sur leurs propres terres. Ils y sont depuis des siècles. Ils resteront en Palestine et ne disparaîtront pas. Ce qui vient de se passer, c’est que le masque qui cachait à peine le système d’apartheid israélien est officiellement tombé. Israël paiera les coûts politiques et économiques de son racisme institutionnalisé. Il est entièrement discrédité en tant qu’entité politique, tout comme les politiciens qui continuent à soutenir Israël inconditionnellement. En ceci, ils sont complices de ce même racisme institutionnalisé. Ce qui est également clair, c’est la nécessité d’un changement de leadership palestinien. Il ne peut plus y avoir de leadership politique palestinien collaborateur dont l’objectif est d’assurer la sécurité israélienne dans la Cisjordanie palestinienne occupée. Ce qui est maintenant nécessaire, c’est la poursuite de la résistance populaire massive organisée par la population palestinienne à Gaza qui se manifeste maintenant en Cisjordanie ainsi qu’une intensification du mouvement de boycott, de désinvestissement et de sanctions contre Israël. »

''

Et Bruce Katz d'ajouter : « Je demande au Centre consultatif de relations juives et Israéliennes et le B'nai Brith de dénoncer publiquement la loi raciste d’Israël qui discrimine et racialise la population non juive d’Israël. Ces deux organisations doivent dénoncer cette loi ou être accusées de l’avoir implicitement favorisée. Compte tenu de leur soutien inconditionnel jusqu’à présent au régime Netanyahou et de leur penchant à démoniser les critiques de la politique israélienne, ils sont maintenant eux-mêmes coincés et doivent déclarer catégoriquement ce qu’ils appuient : un état démocratique ou un état ethnique. »

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